Rencontre avec les Alchimistes à l’Îl’Ô

Vendredi 10 juillet, un petit groupe composé de professionnels et de bénévoles de trois structures – Compos’13, Le sens de l’humus et Maîtres Composteures d’Est Ensemble- visitait la plateforme de compostage des Alchimistes située dans le site du projet dit l’Îl’Ô, pôle d’activités écologiques et citoyennes situé dans la partie Natura 2000 de l’Île Saint-Denis. Ce projet porté par l’association Halage, accueille des éco-activités, dont celles des Alchimistes sur un ancien site industriel.  Les Alchimistes collectent, trient et valorisent en circuit court des déchets organiques en fabriquant du compost normé et utilisable en agriculture biologique, destiné à l’agriculture et au jardinage en milieu urbain. C’était l’occasion pour nous de  découvrir leur plateforme, leurs projets et expérimentations.

Nous avons rencontré des membres de l’équipe du site lors d’une visite guidée par Arthur. Les déchets organiques traités proviennent de professionnels de la restauration et de l’alimentation. Une expérimentation de compostage de couches de bébés « Les couches fertiles » est en cours sur ce site en partenariat avec des crèches. Une projet de collecte de déchets organiques ménagers à partir de bornes en libre-service a aussi démarré et nous avons été contacté par les Alchimistes dans le cadre de ce nouveau projet.

‘Composteur électromécanique

Julien R. de Compos’13 résume clairement le procédé qui nous a été montré : « ils traitent 2 tonnes par jour et le compost est prêt au bout de 2 mois (2 semaines en composteur électromécanique + 5 semaines environ en maturation). Le tout est somme toute encore artisanal, mais bien rodé : tri puis broyage des apports, pressage pour enlever le trop plein d’eau, ajout de broyat (de palette) puis passage dans le composteur en ‘flux tendu’, sortie sur un tapis roulant pour aller en cellules de maturation (5 cellules) et enfin tamisage. Le site qu’ils préparent à Stains devrait être encore plus rodé (nouveau composteur avec tapis de sortie intégré, rigoles pour récupérer le thé de compost…) ».

Notez qu’il faut compter pour ce type de compostage 1 litre de volume de broyat pour un kilo de déchets organiques, la montée en température est comprise entre 50 et 60 °C et leurs machines leur permet d’aller jusqu’à 70°C.

Compost du projet « Couches fertiles »

Pour le compostage des couches de bébés, les Alchimistes avaient fait une première expérimentation avec des couches contenant du plastique. Malgré le traitement préalable pour retirer la matière plastique, il en restait dans le compost. Les Alchimistes travaillent maintenant avec des couches 100% recyclables et entendent ainsi avoir une action sur la production des couches et pas uniquement sur leur recyclage. Les tests effectués sur le compost obtenu sont assez prometteurs. Les Alchimistes doivent cependant résoudre un problème règlementaire qui concerne le compost obtenu à partir d’excréments humains.

Nous avons poursuivi la visite du site en allant rencontrer des jardiniers de l’association Halage, structure d’insertion par l’activité économique, qui développe un projet de filière locale horticole, qui contribue à l’insertion sociale et professionnelle et à une expérimentation de dépollution du sol et de retour de la biodiversité dans le lieu.

Pour conclure, Compos’13 qui agit à un niveau très local et de façon encore plus artisanale, peut se targuer d’avoir un mode de production de compost in situ, avec une démarche de sensibilisation à la réduction de déchets, et bien plus vertueuse en termes d’empreinte carbone. Nous avons cependant pu mesurer et apprécier le travail réalisé par les Alchimistes, complémentaire au compostage collectif de proximité et en recherche d’innovations techniques pour la valorisation des déchets, en agissant en amont sur la production puis sur la valorisation dans le cas du projet « couches fertiles ».

La chronique de Compos13 #5 – Le Conseil d’Administration Collégial

Nous avons décidé de profiter de cette période particulière pour expliquer un peu plus l’association et comment elle s’organise. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des chroniques ici. Cette semaine, parlons du retournement et c’est Eric, responsable du retournement qui nous explique en quoi cela consiste.

Le Conseil d’Administration Collégial

Pour cette nouvelle chronique, nous allons nous intéresser au fonctionnement interne de l’association. C’est Brigitte, à l’initiative du changement de fonctionnement de Compos13 qui nous explique ce qu’est un Conseil d’Administration Collégial.

Un fonctionnement associatif en évolution

L’augmentation de l’activité ainsi que l’accroissement du nombre de personnes voulant s’impliquer dans la vie de l’association ont conduit Compos13 à changer de type de fonctionnement.  À l’occasion du renouvellement de son bureau en juin 2019 et en accord avec l’Assemblée Générale, l’association a choisi de passer d’un mode de fonctionnement classique (bureau avec président, secrétaire, trésorier) à un fonctionnement collégial.

Qu’est-ce qu’un fonctionnement collégial ?

Dans un fonctionnement collégial, la gouvernance est exercée par un Conseil d’administration Collégial (CAC) ou tous les administrateurs-rices sont également responsables du bon fonctionnement de l’association sans lien hiérarchique entre eux. Chaque co-administrateur-rice peut représenter l’association vis-à-vis des tiers.

Chacun est responsable d’une partie de l’activité de l’association. Ces missions sont assurées de préférence par deux référents et plusieurs contributeurs pour une durée déterminée. 

Par exemple, actuellement, pour les opérations de tamisage, Odile et Jérôme sont les deux référents. L’année prochaine, ce sera peut-être deux autres personnes, formées par Odile et Jérôme qui prendront la relève. La rotation des missions permet à chacun de s’engager à tour de rôle en fonction de ses disponibilités et de ses compétences et d’avoir une vue d’ensemble sur l’activité de l’association.

Seul le poste de trésorier-e est stable par obligation légale et parce qu’il reste difficile techniquement d’exercer cette mission à plusieurs.

Les avantages

  • Gouvernance conviviale basée sur la confiance, la bienveillance et la recherche du succès collectif 
  • Charge de travail moins lourde pour chacun grâce au partage des tâches et des responsabilités 
  • Prise de décisions collectives au lieu de déléguer le pouvoir à une seule personne
  • Permet d’impliquer plus de personnes dans la gouvernance
  • Mise en  valeur du « faire ensemble » ou chacun des administrateurs-rices peut représenter l’association
  • Nécessité de se concerter avant de décider

Les points de vigilance

  • Responsabilité partagée ne veut pas dire responsabilité « diluée »
  • Bien définir les missions et les responsabilités
  • Prévoir du temps pour se concerter
  • Mise en place de moyens de communication efficaces et stockage des documents accessibles à tous

Depuis juin 2019, date à laquelle l’Assemblée Générale a voté les nouveaux statuts, le Conseil d’Administration Collégial s’est réuni 1 fois par trimestre. Il se compose de 13 membres (Compos13 oblige !), élus pour deux ans. Après une période d’adaptation où il a fallu redistribuer un peu les rôles, inclure les nouveaux membres et bien préciser les missions de chacun, cela fonctionne plutôt bien et dans une bonne ambiance. Nous n’attendons plus que la réouverture du pavillon pour reprendre nos activités de compostage et se retrouver enfin et c’est pour bientôt !

La chronique de Compos13 #4 – Le trésorier

Nous avons décidé de profiter de cette période particulière pour expliquer un peu plus l’association et comment elle s’organise. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des chroniques ici. Cette semaine, parlons du retournement et c’est Eric, responsable du retournement qui nous explique en quoi cela consiste.

Le trésorier

Après vous avoir présenté les permanences, le retournement et le tamisage, on sort un peu les mains du compost pour s’intéresser à une tâche administrative clé de l’association, la trésorerie. C’est Gilles, trésorier de Compos13 depuis le tout début qui va nous présenter ses fonctions.

Appelez-moi le trésorier !

Avec un budget de l’ordre de 2000€ et sans salarié, Compos13 reste une association très modeste: les principales ressources sont les cotisations (maintenue à 12€ depuis le début), des dons et d’occasionnelles prestations. Cependant avec 170 adhérents en moyenne, elle reste conséquente. Malgré une taille réduite, il faut tenir les comptes, ce qui incombe au trésorier.

Je m’appelle Gilles et depuis 2015, c’est-à-dire depuis la création de Compos13, j’assure la charge de trésorier. Je suis assisté par Myriam, que vous connaissez bien, et qui m’aide notamment à recouvrer les cotisations lors des permanences (une aide précieuse !)

Des taches peu visibles mais essentielles

Le trésorier assure plusieurs tâches qui sont peu visibles mais essentielles pour Compos13.

En premier lieu c’est évidemment assurer la bonne gestion financière de l’association : en gros équilibrer les recettes et les dépenses (et à la fin de l’exercice, essayez d’être en positif si possible !). Le trésorier maintient également le fichier des adhérents qui permet de suivre l’état des cotisations.

 C’est aussi un rôle plus administratif: préparer les bulletins d’adhésion, récupérer les preuves de chaque dépense, éditer des factures, archiver les documents officiels, plus récemment générer les reçus fiscaux mais aussi suivre certaines démarches administratives (demande de subventions, rescrit fiscal, certaines déclarations auprès des administrations…). 

Enfin le trésorier fait partie du Conseil d’Administration Collégiale et prépare le rapport financier qu’il présente, pour être voté, lors de l’Assemblée Générale annuelle.

 C’est aussi un rôle plus administratif: préparer les bulletins d’adhésion, récupérer les preuves de chaque dépense, éditer des factures, archiver les documents officiels, plus récemment générer les reçus fiscaux mais aussi suivre certaines démarches administratives (demande de subventions, rescrit fiscal, certaines déclarations auprès des administrations…). 

Enfin le trésorier fait partie du Conseil d’Administration Collégiale et prépare le rapport financier qu’il présente, pour être voté, lors de l’Assemblée Générale annuelle.

Photo de StellrWeb sur Unsplash

D’Excel à Garradin : Une comptabilité à mettre en place

Les associations doivent impérativement tenir une comptabilité, dont le degré et la nature sont fonction de la taille de l’association, de la source de ses financements (subvention, prêt bancaire, don), de son activité et enfin de l’exercice, ou non, d’une activité lucrative (mais ce n’est pas le cas pour nous !).

La comptabilité de Compos13 étant initialement assez simple, basée sur les recettes et les dépenses, d’un point de vue légal nous n’étions pas tenus de rendre des comptes de manière formelle. Malgré tout un suivi des comptes dans Excel a été mis en place dès le début afin de pouvoir mieux contrôler les comptes dans un souci de transparence.

Avec le lancement du projet d’essaimage en 2019, notre budget a (très) significativement  augmenté du fait de subventions (publiques et privées). De ce fait nous avons l’obligation de présenter des comptes annuels conforme aux normes comptables (le « Plan Comptable Associatif »). Ainsi ce formalisme (déjà été adopté en 2018) et un suivi plus précis ont été mis en place (et en distinguant la comptabilité du projet de celle de l’association). Il nous a paru alors nécessaire de passer à un outil plus performant et le choix s’est porté sur Garradin. C’est un outil open source en ligne simple et complet qui présente l’avantage d’être partageable (avec les membres du CAC) et gratuit (même si un don a été fait afin de soutenir cette initiative gérée par de bénévoles !). De plus il est utilisé par de nombreuses associations ce qui lui donne une certaine crédibilité et fiabilité (tout en assurant les règles de confidentialité exigées par le Règlement Général sur la Protection des Données (c’est un point sur lequel j’essaie toujours d’être vigilant)

Une association d’intérêt général

En novembre 2019, nous avons fait une demande de rescrit fiscal auprès de l’administration fiscale afin de confirmer notre statut d’intérêt général. La confirmation nous est parvenue en avril (en plein confinement !). Cet état qui n’est que déclaratif nous a permis pour la première année d’émettre des reçus fiscaux en contrepartie des cotisations ou des dons versés en 2019. Ce fut un effort administratif assez fastidieux je dois dire (170 reçus à produire de manière manuelle !). On va essayer d’améliorer les choses pour l’année prochaine (à savoir : les reçus des cotisations payées via Helloasso à partir du mois de mai 2020 seront générés automatiquement)

S’y connaître en comptabilité ?

Comme vous vous en doutez, le rôle de trésorier requiert un minimum de connaissances en comptabilité. Sans être Expert-Comptable, j’ai surtout acquis ces compétences sur le tas, par l’expérience ou internet (qui fournit de nombreuses ressources) mais aussi grâce à l’association des trésoriers du 14e qui m’aide pour les questions plus pointues (il y en a !) qui se posent avec le projet d’essaimage. 

Au final c’est une activité qui peut paraître rébarbative mais qui permet aussi d’être au cœur de la vie d’une l’association, ce qui est toujours enrichissant (au sens figuré évidemment !)

Gilles 

Compos13 a 5 ans !

Aujourd’hui, notre association fête son cinquième anniversaire. 
En cinq années, nous pouvons tous et toutes être fières de ce que nous avons accompli.

Près de 65 tonnes de déchets ont ainsi été valorisées. Si ce chiffre est déjà impressionnant en soi, d’autant que notre association comprend environ 160 foyers, en voici un autre : plusieurs études estiment que l’impact du compostage en termes de réduction du CO2 est de à 35 kg par tonne de déchets organiques humides (le calcul exact est difficile à réaliser, il s’agit d’une estimation). Si on fait un petit calcul, nous association aura donc permis d’éviter la production de près de 2,2 tonnes de CO2, soit un vol aller/retour Paris – New York. Nos choix du quotidien ont un impact, ces chiffres en sont la preuve.

Notre association a décidé de ne pas s’arrêter en si bon chemin et en 2018, nous avons lancé notre projet d’essaimage avec l’objectif d’ouvrir 3 nouveaux pavillons de compostage dans le 13e arrondissement. Ces projets sont en cours et vous pouvez lire les dernières avancées sur l’article que nous avons publié.

Sur les cinq dernières années, les consciences se sont éveillées toujours plus en faveur de l’écologie. Nous espérons donc que par notre action, nous montrons le chemin pour faire de Paris une ville plus verte.
En cadeau, voici la vidéo de l’inauguration du pavillon le 3 juin 2015
https://www.youtube.com/watch?v=-q0ekRxgH7A&feature=youtu.be

Les astuces anti-gaspi de nos adhérents #8

Dans cette période particulière, notre association tient à garder le lien social créé au pavillon. Nous faisons appel à nos bénévoles et volontaires pour nous donner leurs astuces et leurs recettes que nous vous partageons chaque semaine. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des astuces ici. Cette semaine, un grand menu de chef, « bon pour le climat » !

Pudding diplomate

Cette recette ultra simple permet de faire un gâteau à l’aide de reste de brioche ou de biscuits cuiller.

Recette pour un pudding diplomate de 6 personnes
2 oeufs – 1/4 litre de lait – 70 g de sucre – Tranches de génoise, brioche ou biscuits cuiller – 1 cuillère à soupe de kirsch ou alcool au choix (facultatif) – 50 à 80 g de fruits frais ou confits.

1 – Faire chauffer le lait jusqu’à l’ébullition avec une gousse de vanille fendue en deux.
2 – Blanchir les oeufs avec le sucre.
3 – Verser le lait chaud sur le mélange oeufs + sucre et passer au chinois étamine. Parfumer de l’alcool de votre choix si vous le désirez.
4 – Chemiser un moule à cake pas trop grand ou une terrine à foie gras avec du beurre et de la farine. 
5 – Dresser une couche de biscuit ou de tranches de brioche dans le fond du moule et ajouter des fruits (ici des framboises surgelées).
6 – Répéter une nouvelle fois l’opération
7 – Terminer par une couche de brioche et verser le mélange lait et oeufs.
8 – Mettre au four environ 40 mn à 170°C.

Photo de Gaelle Marcel sur Unsplash

Le velouté d’épluchures d’asperges

Ingrédients :

  • Épluchures d’asperges d’un kilo d’asperges ou plus. (soit environ 500gr de tiges et d’épluchures)
  •  2 grands verres de lait (50 cl)
  •  2-3 pommes de terre moyennes
  •  Sel et poivre et noix de muscade
  •  Le petit +  qui fait toute la diff’ : parmesan en copeaux ajouté au dernier moment, pour le service

Recette :

  • Rincez les épluchures et tiges d’asperges et disposez-les au fond d’une casserole avec les pommes de terre épluchées (L’astuce  : évitez de trop rincer les pommes de terre, vous conserverez leur amidon, qui donnera de la texture à la soupe).
  •  Ajoutez le lait, le sel, le poivre et la noix de muscade (selon vos goûts). Il faut que vos asperges soient recouvertes, ajoutez donc de l’eau si nécessaire.
  •  Couvrez et portez à ébullition (attention, le lait, ça bout vite !)
  •  Une fois à ébullition, baissez le feu et laissez mijoter une 40aine de minutes. Les tiges d’asperges doivent être tendres, vous pouvez faire un test en les piquant avec une fourchette.
  •  Une fois que vos tiges et pommes de terres sont cuites, mixez le tout avec un mixer plongeant ou un blender (attention aux éclaboussures !)
  •  Pour retirer les dernières fibres résistantes, passez le velouté au chinois ou dans une passoire fine. C’est cette étape qui vous permettra d’obtenir la texture veloutée si réconfortante…
  •  Si le velouté est trop épais, vous pouvez ajouter un peu d’eau de cuisson de vos asperges.
  •  Vous pouvez servir ! N’hésitez pas à saupoudrer de copeaux de parmesan pour la petite touche gourmet !

La chronique de Compos13 #3 – Le tamisage

Nous avons décidé de profiter de cette période particulière pour expliquer un peu plus l’association et comment elle s’organise. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des chroniques ici. Cette semaine, parlons du retournement et c’est Eric, responsable du retournement qui nous explique en quoi cela consiste.

Le retournement

Après vous avoir expliqué les activités de la permanence et du retournement, il est temps de passer au clou du spectacle, le tamisage à la fin duquel nous récoltons le compost! C’est Jérôme, référent tamisage qui vous en parle.

À Compos13, le tamisage est un événement. C’est le bouquet final de tout le travail de compostage: la dernière étape entre le pavillon de compostage et le compost mis à disposition des adhérents de l’association. Il vient couronner les 9 mois de maturation, dont 3 mois dans les cellules d’apport, 1 transfert dans les cellules intermédiaires, à nouveau 3 mois, un retournement et transfert dans les cellules finales, puis encore 3 mois d’attente, avant le tamisage.

Le tamisage est toujours l’occasion d’une fête pour Compos13. Tous les deux mois, il s’accompagne d’un apéritif qui rassemble les adhérents, et des invités qui profitent de l’événement pour venir nous rencontrer. C’est à coup sûr une farandole de préparations culinaires préparées par les adhérents, l’occasion de se retrouver et d’échanger autour de sujets liés au compost, à l’environnement, et bien plus encore.

Concrètement, le tamisage consiste à séparer la matière non dégradée du compost qui va être distribué. Cette matière non dégradée est constituée d’une part de la matière sèche ajoutée aux apports, notamment des petits morceaux de bois, et des résidus non dégradés provenant des apports (comme les noyaux de fruits).

L’opération est menée par la dynamique équipe de tamisage. Elle consiste à pelleter le compost mûr hors des cellules (une belle occasion de mettre les mains dans la terre à Paris) et à le faire passer dans le tamiseur, un gros cylindre grillagé qui tourne sur lui-même et sépare ainsi le compost utilisable et le « rebu » (morceaux non dégradés). Le compost est mis à disposition des adhérents, et le rebu est remis en circuit pour servir de matière sèche à ajouter au fur et à mesure des apports. Tout est soigneusement rangé dans des grands sacs, prêts à être utilisés.

Notons que le tamiseur, qui fait notre grande fierté et suscite l’admiration d’autres associations qui font du compost, est alimenté par l’électricité des panneaux solaires du pavillon! il facilite grandement l’opération de tamisage, qui initialement se faisait avec l’énergie des bénévoles qui faisaient tourner le cylindre avec les mains. Aujourd’hui, grâce à ce confort, le tamisage peut être réalisé par deux personnes bien organisées, en une matinée. Mais comme le tamisage est aussi une fête, on a souvent beaucoup plus de main d’oeuvre! Petits et grands, curieux et initiés viennent en général mettre la main à la pelle pour participer.

Le tamisage, c’est aussi une certaine préparation en amont. Afin que l’opération de tamisage se fasse correctement, le compost doit être suffisamment sec pour que la séparation du compost et du rebu se fasse de manière optimale, et que la grille du tamiseur ne se colmate pas de compost collant. Pour cela l’équipe de tamisage contrôle l’humidité dans les cellules finales pendant les deux mois avant le tamisage, et ajuste au besoin en ouvrant les cellules pour aérer par beau temps.

Nous attendons donc tous avec impatience la prochaine date, afin de remettre les mains dans la terre, et de se retrouver, dans le respect des gestes barrières!

Les astuces anti-gaspi de nos adhérents #7

Dans cette période particulière, notre association tient à garder le lien social créé au pavillon. Nous faisons appel à nos bénévoles et volontaires pour nous donner leurs astuces et leurs recettes que nous vous partageons chaque semaine. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des astuces ici. Cette semaine, un grand menu de chef, « bon pour le climat » !

L’alimentation représente 25 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Acheter local et de saison permet de réduire fortement ces émissions, et bien évidemment, éviter le gaspillage alimentaire.

Nage de céleri et carottes à l’orange et au pistou, poêlée de noix de Saint-Jacques

Ingrédients :

  • 16 coquilles Saint-Jacques
  • 1 oignon
  • 1 carotte
  • 1 céleri rave
  • 25 g de parmesan
  • 3 gousses d’ail
  • une demi-botte de basilic
  • 1 cuillère à café de coriandre
  • 50 cl de jus d’orange
  • 25 cl de jus de citron
  • 25 cl de vin blanc
  • 10 cl d’huile d’olive

Recette :

  • Couper les légumes et émincer l’oignon ;
  • faire revenir dans l’huile d’olive les oignons sans coloration, ajouter la carotte et le céleri. Faire suer quelques minutes. Ajouter la coriandre ;
  • déglacer au vin blanc. Ajouter le jus de citron et le jus d’orange. Compléter avec de l’eau si nécessaire à hauteur ;
  • sortir du feu. La garniture doit rester croquante ;
  • faire le pistou : passer au robot l’ail, le basilic et l’huile d’olive. Ajouter le parmesan ;
  • lier la nage de légumes avec le pistou ;
  • cuire rapidement les noix de Saint-Jacques dans une poêle chaude ;
  • dresser la nage dans une assiette creuse, poser les noix sur le dessus et déguster !

Filets de vieille, fondue d’épinards et carottes à l’orange et citron confit

Ingrédients :

  • 4 filets de vieille ou autre poisson à chair blanche
  • 1 kg de carottes
  • 1 kg d’épinards
  • 50 cl de jus d’orange frais
  • 10 g de citron confit au sucre
  • 2 pincées de graines de sésame
  • 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
  • beurre
  • sel et poivre

Recette :

  • Tailler les carottes en bâtonnets de 4 cm de longueur ;
  • presser les oranges pour obtenir un demi-litre ;
  • mettre dans une casserole le jus d’orange, les carottes et porter à ébullition. Les carottes doivent rester croquantes ;
  • ajouter en fin de cuisson le citron confit et le beurre. Réserver au chaud ;
  • laver les épinards et égoutter ;
  • faire fondre le beurre en beurre noisette, ajouter les épinards et mélanger rapidement sur le feu ;
  • mettre un filet d’huile d’olive dans une poêle antiadhésive et cuire les filets.
Photo de Jonathan Mast sur Unsplash

Poire rôtie à l’orange

Ingrédients :

  • 4 poires Conférences
  • 50 cl de jus d’orange
  • 30 g de miel
  • un jus de citron
  • 1 bâton de cannelle
  • 20 g de gingembre frais
  • 1 anis étoilé

Recette :

  • éplucher les poires. Les couper en deux et les étaler dans un plat allant au four ;
  • éplucher le gingembre et le couper en fine brunoise ;
  • ajouter dans le plat le gingembre, le jus de citron, le jus d’orange, le bâton de cannelle et l’anis étoilé ;
  • cuire au four à 170 ℃ pendant 40 minutes ;
  • débarrasser les poires et réduire le jus de cuisson afin d’obtenir un sirop épais

Les astuces anti-gaspi de nos adhérents #6

Dans cette période particulière, notre association tient à garder le lien social créé au pavillon. Nous faisons appel à nos bénévoles et volontaires pour nous donner leurs astuces et leurs recettes que nous vous partageons chaque semaine. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des astuces ici. Cette semaine, un pesto anti-gaspi avec des fanes et un petit voyage vers l’Inde !

Pesto à base de fanes de radis par Vanessa

Ingrédients :

  • Une botte de fanes
  • 2 càs d’huile d’olive
  • 2 càs de jus de citron
  • 1 càs de parmesan
  • 2 càs de pignons
  • 2 gousses d’ail
  • Un peu de piment selon les goûts
  • Sel et poivre

Bien nettoyer les fanes puis les hacher grossièrement.
Les mélanger dans un bol avec l’ensemble des ingrédients.
Il ne reste plus qu’à passer l’ensemble au mixeur ou à la girafe afin d’obtenir la texture souhaitée.
À déguster à l’apéro avec des légumes crus, ou en plat avec des pâtes !

Photo de Anshu A sur Unsplash

Chapatis, galette de pain sans levure venue d’Inde, par Laura

Pour 6 chapatis, mélangez 100 gr de farine de blé T65 avec 100g de farine T80 à T110 avec 3 gr de sel. Ajoutez 150 gr d’eau tiède. Travaillez à la main jusqu’à obtenir une pâte homogène. 

Divisez votre pâte en 6 et formez des pâtes de 50 gr environ. Boulez-les. Ensuite, aplatissez-les et formez un creux au milieu. Ajoutez quelques gouttes d’huile de tournesol (ou d’huile d’olive) et une pincée de farine. Reformez la boule avant de l’aplatir de nouveau, cette fois en une galette épaisse d’environ 7 cm de diamètre.

Passez-la dans la farine puis étalez la galette finement et puis faites cuire quelques secondes de chaque côté dans une poêle chaude. Mangez-les rapidement avec un curry par exemple !

La chronique de Compos13 #2 – Le retournement

Nous avons décidé de profiter de cette période particulière pour expliquer un peu plus l’association et comment elle s’organise. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des chroniques ici. Cette semaine, parlons du retournement et c’est Eric, responsable du retournement qui nous explique en quoi cela consiste.

Le retournement

Après notre première chronique sur les permanences, passons maintenant au retournement. C’est Eric, responsable du retournement qui nous explique en quoi cela consiste.

Avec l’activité de tamisage, c’est l’activité régulière qui demande le plus d’effort physique sur le pavillon de compostage. Ce travail répond a un besoin basique de libérer l’espace dans les alvéoles d’apports afin de permettre la réception des déchets vert frais.

Pour rappel, le processus de compostage mis en place sur le pavillon se déroule sur trois phases qui  correspondent à trois types de bacs : Apport, Fermentation et Maturation. La matière à composter séjourne 3 mois dans chacune des types d’alvéole. En fin de « Maturation », le produit final est distribué auprès des adhérents une fois tamisé ou bien réintroduit dans un nouveau cycle de compostage pour les éléments ne s’étant pas totalement dégradés tel que les noyaux de fruits ou des morceaux de bois.

Ça chauffe ! En se décomposant, les déchets créent de la chaleur.

La première étape de l’activité Retournement consiste à transférer la matière de l’enclos Fermentation à Maturation. Cette étape permet d’observer la qualité du processus de compostage qui s’est déroulé en phase de fermentation. Est-ce que la matière est assez humide, y-a-t-il la faune des insectes de compostages, la texture du compost est satisfaisante ( manque ou surplus de matière carbonée initiale par exemple ).

À ce stade la matière des couches supérieures comme celle des angles est forcément plus la plus sèche. C’est celle-ci qui sera placée dans le fond du bac de maturation disponible. C’est à mi-transfert qu’en fonction de l’humidité constatée dans le fond du bac de fermentation, qu’il est décidé d’hydrater au moyen d’arrosoir la matière déjà transférée.

L’objectif étant que le produit de maturation soit une matière humide, mais non collante, légèrement graniteuse qui pourra maturer vers cette texture noire pouvant être facilement tamisée dans 3 mois. À ce stade, un autre travail important est effectué : le tri visuel, de tous éléments non compostables qui sont introduits lors d’apport non vigilant ( étiquette, plastiques, ficelles etc … ).

Il y a ensuite une petite pause café et gâteaux avant le gros travail physique. La partie sportive consiste à basculer le bac d’apport de 3 mois d’âge dans l’alvéole de fermentation fraîchement libéré. Là il faut sortir les bottes, les gants et la griffe pour retourner les matières parfois encore tiède à cœur.

Une petite pause bien méritée

Le jeu à deux consiste maintenant à basculer et à tirer les déchets combinés avec le broyat. C’est à ce moment que l’on apprécie la qualité de l’acte de dépôt des apports, ici un manque d’apport de broyat, là un excès de broyat, par là des sacs en papier non ouverts ou déchirés, encore des demi-agrumes non cisaillés qui garantissent une poche de méthane accompagnée de son odeur. Depuis deux ans je ne me souviens pas de mauvaises odeurs synonymes de mauvaises manipulations sur le pavillon.

Une fois la cellule d’apport libérée du compost de 3 mois désormais retourné et reparti en couches jardinées sous des cartons, nous pouvons passer au nettoyage de tous les outils dans la brouette.

C’est l’occasion d’effectuer le débriefing avec l’équipe de retournement. Qu’est-ce que nous avons constaté, quel message faisons-nous passer aux autres équipes : Broyat, Permanence, Tamisage, etc. Ce travail mené par 4 ou 5 personnes prend entre 2h30 et 4h00 hors pause. Il ne requiert pas que des gros bras, tous les gabarits sont requis. Participer au moins une fois à cette activité est un bon moyen d’appréhender la physique chimie du compostage tout en rencontrant d’autres membres de l’association.

Chaque mois, un sondage est organisé pour recruter une équipe de retournement. Plusieurs dates sont proposées afin de répondre l’emploi du temps de tous les adhérents. À partir, des réponses, une équipe est montée. Nous nous retrouvons sur le pavillon à l’heure dite.

La brouette sert aux transferts entre les alvéoles

Les astuces anti-gaspi de nos adhérents #5

Dans cette période particulière, notre association tient à garder le lien social créé au pavillon. Nous faisons appel à nos bénévoles et volontaires pour nous donner leurs astuces et leurs recettes que nous vous partageons chaque semaine. Vous pouvez retrouvez l’ensemble des astuces ici. Cette semaine, petit menu de fast-food maison !

Aquafaba et mousse au chocolat par Laura

Est-ce que vous connaissez l’aquafaba ? C’est le nom du jus de pois chiches. Eh oui, le liquide de vos conserves ou l’eau de cuisson si vous cuisez vous-même vos pois chiches. Ce jus dispose de propriétés assez incroyables puisqu’on peut les monter en neige, comme des blancs d’oeufs ! C’est donc une excellente solution contre le gaspillage ou faire des recettes sans oeuf. Voici donc une recette de mousse au chocolat pour 4 personnes réalisée avec de l’aquafaba !

Récupérez 150 ml d’aquafaba à température ambiante, d’une conserve ou suite à la cuisson de pois chiches. Mettez dans le bol d’un robot (vos ustensiles et votre bol doivent être bien propres) et fouettez à vitesse moyenne durant 2 minutes. Le mélange va commencer à mousser.
Ajoutez progressivement 60gr de sucre en augmentant la vitesse, petit à petit jusqu’à la vitesse maximale au bout de 10 minutes. Et oui, l’aquafaba met beaucoup plus de temps que le blanc d’oeuf à monter ! Au bout 20 minutes (plus si votre batteur est peu puissant), vous obtiendrez des blancs fermes qui forment des pics.

Photo de Brooke Lark sur Unsplash

Passons maintenant au chocolat ! Faites fondre 150 gr de chocolat noir au bain-marie puis laissez refroidir à température ambiante. Ensuite, il faut mélanger l’aquafaba et le chocolat noir en faisant bien attention à ne pas casser les blancs, comme une mousse au chocolat classique.

Une fois bien mélanger, ajouter une pincée de sel et disposer dans un grand bol ou quatre ramequins avant de mettre au minimum 4h au réfrigérateur.