Compos13 a 5 ans !

Aujourd’hui, notre association fête son cinquième anniversaire. 
En cinq années, nous pouvons tous et toutes être fières de ce que nous avons accompli.

Près de 65 tonnes de déchets ont ainsi été valorisées. Si ce chiffre est déjà impressionnant en soi, d’autant que notre association comprend environ 160 foyers, en voici un autre : plusieurs études estiment que l’impact du compostage en termes de réduction du CO2 est de à 35 kg par tonne de déchets organiques humides (le calcul exact est difficile à réaliser, il s’agit d’une estimation). Si on fait un petit calcul, nous association aura donc permis d’éviter la production de près de 2,2 tonnes de CO2, soit un vol aller/retour Paris – New York. Nos choix du quotidien ont un impact, ces chiffres en sont la preuve.

Notre association a décidé de ne pas s’arrêter en si bon chemin et en 2018, nous avons lancé notre projet d’essaimage avec l’objectif d’ouvrir 3 nouveaux pavillons de compostage dans le 13e arrondissement. Ces projets sont en cours et vous pouvez lire les dernières avancées sur l’article que nous avons publié.

Sur les cinq dernières années, les consciences se sont éveillées toujours plus en faveur de l’écologie. Nous espérons donc que par notre action, nous montrons le chemin pour faire de Paris une ville plus verte.
En cadeau, voici la vidéo de l’inauguration du pavillon le 3 juin 2015
https://www.youtube.com/watch?v=-q0ekRxgH7A&feature=youtu.be

Que faire avec nos déchets organiques pendant le confinement ?

Le square Héloïse-et-Abélard, et par la même occasion le pavillon de compostage partagé sont fermés depuis quelques semaines à la demande des autorités. Cette situation inédite nous oblige à repenser notre façon d’utiliser nos déchets. L’occasion d’apprendre à créer moins de déchets et trouver de belles idées.

J’ai un jardin

Si vous disposez d’un jardin privé, vous pouvez bien entendu continuer ou démarrer votre compostage individuel. Voici un petit rappel des règles à suivre

  • 50% de déchets humides (fruits, légumes et épluchures en petits morceaux, thé sans sachet, café sans filtre) et 50% de déchets secs (journaux, papier kraft, boîte d’oeufs sans étiquette, petites branches ou brindilles, fleurs fanées, mais pas malades)
  • Les agrumes sont acceptés en petite quantité
  • On évite de composter tout produit animal (reste de viande, de poisson, produit laitier) afin d’éviter les nuisances
  • On coupe les déchets en petits morceaux
  • On mélange régulièrement le compost pour l’aérer
  • On surveille le niveau d’humidité. Il ne doit être ni trop sec, ni trop humide

Pour plus de détails sur comment composter dans votre jardin, rendez-vous sur le mode d’emploi du Syctom.

Je vis en appartement

Albane, bénévole et adhérente à Compos13, nous a partagé une belle astuce. Ne disposant ni de jardin ni de balcon, elle met à sécher les déchets habituels, mais pas trop humides, en les étalant sur un sac en papier kraft. Quand ils sont bien secs, elle les broie en petits morceaux puis les dépose dans son bioseau. Cela n’attire ni les petites bêtes ni les mauvaises odeurs. Les déchets pourront ainsi être apportés lors de la réouverture du pavillon, mêlé aux déchets plus humides.

Voici une petite liste de ses expériences : écorces d’agrumes, peau de banane, feuilles d’ananas (mais pas la peau, car trop juteuse), branches de thym, coquilles de pistaches, pelures d’oignons et d’ail, fanes de radis et de carottes, écorce d’avocats, épluchures de pommes de terre, feuilles de poireaux que vous ne consommez pas, coquilles d’oeufs rincées, thé hors sachet. Ne pas utiliser le marc de café, car il moisit, mais heureusement, nous avons d’autres astuces pour l’utiliser !

Photo de Brad Stallcup sur Unsplash

J’ai un lombricomposteur

Pour ceux disposant d’un lombricomposteur, c’est évidemment l’occasion de s’en servir. Là aussi, quelques règles sont à respecter.

  • L’équilibre des apports est un peu différent du compostage classique. En effet, ici on aura un ratio de 60% de déchets humides et 40% de déchets secs
  • Toujours couper les déchets en petits morceaux pour faciliter leur décomposition
  • Nourrissez vos vers petit à petit

Pour connaître tous les détails du lombricompostage, rendez-vous sur le mode d’emploi du Syctom.

Autre particularité du lombricompostage, nos amis les vers ne s’accommodent pas de tous les déchets. Les agrumes, ail, oignon, reste de repas, produits laitiers, pain, poireaux, coquille d’oeuf et tout reste de viande ou de poisson sont à proscrire, de même que les plantes malades. Si ces déchets sont peu humides, vous pouvez les faire sécher grâce à l’astuce partagée par Albane et les stocker dans votre bioseau.

Photo de Neslihan Gunaydin sur Unsplash

Mais que se passe-t-il au pavillon du square Héloïse-et-Abélard?

 La situation actuelle n’a aucun effet néfaste sur le processus de décomposition des déchets au pavillon. Au contraire, la nature va avoir tout le temps de faire son oeuvre tranquillement.

Évitons le gaspillage avant tout

Aujourd’hui plus que jamais, nous prenons sans doute conscience de la valeur des produits que nous achetons et que nous consommons. Composter ou faire sécher ses déchets en attendant de pouvoir le faire est évidemment une bonne idée, mais éviter de gaspiller, c’est encore mieux !

Un outil de gestion des sites de compostage?

Amélie Esmenjaud nous arrive droit de Chambéry, pour nous présenter Logiprox, le logiciel de gestion des sites de compostage. C’est à partir d’une demande de terrain, des maîtres composteurs un peu débordés par les sites qu’ils avaient à suivre, que l’idéee du logiciel est arrivée. Une salariée de Compost’action (l’association de Chambéry) douée en programmation, et voici un logiciel sur mesure et venu des demandes de terrain ! 

Compos13 va bientôt devoir gérer les données de 3 pavillons supplémentaires. Fort de cette demande, et en partenariat avec les maîtres composteurs de l’EPT Est Ensemble qui recense déjà plus de 350 composteurs partagés sur son territoire, la demande devient pressante pour un accompagnement de qualité et au plus facile pour les bénévoles et usagers. Mais aussi pour les collectivités, pour faire remonter facilement les besoins des sites (broyat, bénévoles), pour se tenir informés des infos au quotidien (photos des animations, retournements), et connaître les quantités de déchets réellement détournées de l’incinérateur.

C’est donc encore une fois dans le local partagé avec Résoquartier que s’est déroulée cette présentation. Une vingtaine de personnes étaient présentes. Parmi elles, des bénévoles de sites, des associations (Sens de l’humus, label verte), des collectivités (villes de : Bagnolet, Le Pré St Gervais, Paris via la Direction de la Propreté et des Eaux), des maîtres composteurs indépendants et un représentant du SYCTOM (l’agence métropolitaine des déchets ménagers).

L’objectif de cette présentation : comprendre l’outil, définir ensemble s’il répond aux besoins, proposer des pistes d’améliorations. Autant de sujets qui ont été soulevés après une présentation convaincante !!  Un grand merci à Amélie, et suite au prochain épisode pour voir si oui ou non nous pourrons bénéficier de Logiprox pour Compos13 !

Compos13 dans les clous question analyses du compost

En mars dernier nous avons demandé au SYCTOM de nous programmer une nouvelle analyse de compost, histoire de s’assurer que le résultat est à la hauteur de l’implication des bénévoles… Et nous ne sommes pas déçus de la réponse!!
Jérome, de chez D&M Compost, nous a fait une analyse fine que vous pouvez trouver en pièce jointe.
Encore un peu humide, pas tout à fait assez mûr pour être utilisé MAIS d’une grande qualité. Le compost est à la limite d’un usage possible pour l’agriculture biologique qui est une norme bien plus contraignante que la NFU 44-051!
Et les traces de métaux lourds (notamment le zinc) que nous avions en 2016 ont disparu! La preuve, comme l’affirme les recherches menées par l’INRA lors des 20 ans de Qualiagro sur le retour au sol des matières organiques, qu’un apport régulier de compost diminue les traces de métaux lourds.
Bref, encore une fois, vive le compost de qualité!!

Reportage vidéo par deux étudiants

Lena et Guillaume, deux étudiants en journalisme à Diderot, sont venus nous rendre visite il y a quelques semaines.

Intéressés par notre démarche, ils ont décidé de réaliser un reportage sur le pavillon, lieu central de nos valeurs sur le développement durable et les liens intergénérationnels qui lient notre association.

Compos13: les chiffres de 2018

Encore une belle année écoulée, de temps conviviaux, de fêtes au compost, de présence régulière et de bioseaux vidés, de retournements et de tamisages… Mais où en est on dans les chiffres?
Romain et Laura nous ont préparé ce beau graphique: cette année, comme en 2017, nous avons atteint les 13,5 tonnes de déchets valorisés. Autant de tonnes qui ne partent pas en fumée, qui ne polluent pas notre air et qui enrichissent un sol qui en a bien besoin, et enfin qui redonnent du sens à nos gestes citoyens. Félicitations à tous et bonne année 2019 sous le signe du compost!!

Compos13 fait son tamisage – RDV le 27 janvier 2018

Chers bénévoles, volontaires et amis de Compos13 !

L’année a bien débuté, mais il paraît que nous avons tout le mois de janvier pour transmettre nos voeux. Notre prochain tamisage, le samedi 27 janvier à partir de 11 heures, sera une belle occasion de nous voir et de nous souhaiter plein de belles choses pour 2018.

Ce sera aussi le moment d’annoncer quelques jolis projets qui nous attendent dans les mois à venir, notamment la la distribution de nos nouveaux bio-sacs : une vraie innovation dans le monde des épluchures !

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Les conseils de quartier en action !

La Mairie de Paris et l’association Cap ou pas cap? ont documenté 10 actions inspirantes afin de vous les présenter plus concrètement. Compos13 en fait partie et nous en sommes fiers ! Pour découvrir l’ensemble des initiatives mises en avant, vous pouvez consulter l’article correspondant ici.

A l’occasion, une vidéo de Compos13 a été montée et diffusée sur le site de la Mairie de Paris.

Crédit vidéo : CAP ou pas cap ?